 |
Les travaux réalisés il y a une vingtaine d’années par le Dr S. Renaud et ses confrères sur les données relatives aux maladies coronariennes, ont révélé qu’en dépit d’une consommation quotidienne de vin et d’une alimentation plutôt «gourmande», le taux de mortalité par infarctus du myocarde était, en France, sensiblement inférieur à celui observé dans la plupart des autres pays industrialisés. Repris dans les publications médicales internationales, ce phénomène devint alors connu sous le nom de « French Paradox ».
Parfois malmené, notamment parce que la recommandation d’une consommation modérée d’alcool et en particulier de vin a pu être galvaudée, le French Paradox continue d’intéresser les scientifiques et les gourmets.
Plus récemment, les bienfaits observés de la nutrition méditerranéenne et du maintenant célèbre « régime Crétois » ont confirmé les liens existant entre alimentation, santé, et longévité.
Réjouissons nous de ces vertus reconnues d’une cuisine ensoleillée et généreuse qui ne nous oblige pas à sacrifier le goût, le plaisir et la convivialité au nom d’une recherche légitime de bien être.
La Provence, gâtée par la nature, a inventé une cuisine qui, depuis la nuit des temps et loin du tempo des modes, donne une âme des plus séduisantes à ce savoureux paradoxe.
|